Le projet

PRESENTATION

L’enjeu est, d’une part, de maintenir une agriculture de proximité, de qualité, respectueuse de l’environnement et, d’autre part, d’assurer une meilleure alimentation en produits locaux à la population. L’idée est de mettre en phase l’offre et la demande en levant les contraintes et arriver à structurer une filière d’approvisionnement local des restaurants scolaires. Les communes et l’AOCD ont choisi de se faire accompagner par la Maison de l’Agriculture Biologique pour mener les actions suivantes :

- Favoriser les échanges et le partage d’expériences afin de créer des liens, des réseaux locaux. Mettre en relation cuisiniers, producteurs, élus, transformateurs, distributeurs, par des réunions, des visites…
- Sensibilisation des consommateurs, familles et enfants. Faire redécouvrir et apprécier nos produits locaux, par des réunions ou animations dans les écoles ;
- Accompagner les établissements dans leur projet : comment changer de pratiques tout en maintenant le budget ? Un diagnostic individualisé de chaque établissement volontaire sera réalisé.
- Evaluer la demande globale des restaurants scolaires participant à la démarche ; approcher les conditions d’une organisation de la demande ;
- Recenser les producteurs en agriculture biologique de l’ouest Cornouaille, susceptibles de travailler avec la restauration collective et évaluer l’offre de produits disponibles à proximité. Comment organiser l’offre locale ?
- Proposer des solutions pour structurer une filière d’approvisionnement local.

 

ELEMENTS DE BILAN  (comité de pilotage du 1er juillet 2014)

 

Des points positifs, largement reconnus par les participants :

-          Une expérience qui a permis de créer du lien entre les acteurs du territoire : élus, responsables de cuisine, cuisiniers, producteurs et intermédiaires de la filière alimentaire locale.

-          Amorce du dialogue entre partenaires qui ne se connaissaient pas ;

-          Echange d’expériences entre cuisiniers mais aussi entre collectivités ;

-          Meilleure compréhension des contraintes de chacun, cuisines collectives et producteurs ;

-          Mise en relation des cuisiniers et des producteurs : liste de contacts des personnes intéressées sur le site de l’AOCD.

-          Une phase préalable, indispensable avant de pouvoir envisager structurer une filière.

 

Un élan qu’il conviendrait de ne pas stopper afin de passer aux étapes suivantes :

-          Tous les éléments d’une filière viande de proximité sont réunis grâce à l’abattoir de Pont-Croix. Il faut mobiliser les bouchers et que les cuisiniers / collectivités formalisent la demande d’approvisionnement en viande locale ;

-          Il faut que les collectivités chiffrent les volumes des produits qu’elles souhaitent acheter en bio / local ;

-          Développer la communication envers les convives et les familles sur les pratiques alimentaires ; relancer ou impliquer les commissions « menus » des établissements.

 

Des besoins exprimés de médiation entre producteurs/intermédiaires et les cuisiniers pour faciliter le travail en commun et envisager des contrats ou une planification des productions (légumes notamment) ;

On se rend compte que ce type de projet territorial nécessite une animation locale pour relayer, sur place, la Maison de la Bio qui apporte des compétences techniques.

 

Perspectives  :

 Une envie de poursuivre la démarche, de l’élargir mais dont les modalités restent encore à réfléchir et qui pourrait faire l’objet d’une ligne stratégique dans les prochains programmes de développement local menés par les acteurs locaux, à partir de 2015. Le calendrier électoral et celui de la fin du programme LEADER  n’ont pas permis de lancer un nouveau projet dans la foulée de la rentrée du mois de septembre 2014.

La démarche pourrait être relancée dans le cadre du futur programme LEADER.